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Laos - Luang Prabang


de Cindy et Sam, 17-11-2008

Toujours plus au nord en suivant le Mekong


Vendredi 07 novembre: Siem Reap - Pakse

Nous prenons un petit coucou à Siem Reap direction Pakse au Laos. Cette heure de vol nous permet de survoler le delta intérieur du Mekong et d'apercevoir du ciel une petite partie des "4000 iles" dont la plus grosse d'entre elles Don Khong.
Arrivés à l'aéroport, nous partageons les frais d'un taxi avec un couple de russes pour rejoindre le centre ville de Pakse. Nous trouvons une chambre dans une ancienne maison coloniale transformée en véritable auberge de jeunesse. La  "Sabaidy 2 Guesthouse" s'avère en effet etre un vrai vivier de backpackers.
Les toilettes et douches en commun sont d'une propreté exemplaire.Nous découvrons également vite les us et coutumes du Laos: avant d'entrer dans une maison, on quitte ses chaussures (d'où l'amas de tong à l'entrée des établissements ou magasins). On se sent un peu comme à la maison dans cette auberge dont le proprio, M. Wong, parle très bien le francais.Nous consacrons notre après -midi à l'organisation de la suite du voyage au Laos. 


Samedi 08 novembre: Plateau des Bolavens

Le programme est vite decidé: nous louons une petite moto à l'auberge pour aller visiter pendant 2 jours le plateau des Bolavens. On enfourche cette 110 cc chinoise pour sillonner le plateau. La circulation, qui était tout d'abord assez dense et "difficile" à gérer (ils ont ici comme au Népal une approche du code de la route pour le moins différente de la notre...), devient très vite beaucoup plus simple car nous sommes pratiquement les seuls sur les routes de campagne, hormis quelques troupeaux de vaches avec leurs veaux , des coqs avec leurs poules ou quelques énormes cochons qui n'en font qu'à leur tete en décidant de traverser la route justement quand nous arrivons à leur niveau.




Nous faisons une première halte à Tat Phasouam (Tat= chute d'eau en laotien) où l'on jouit d’un magnifique point de vue sur une jolie chute d'eau. Le site cache également un "jungle village", un ensemble de lodges ou "cabanes" en bois très joliment agencées.
Ensuite , notre guide du jour (un laotien qui s'est proposé vers les chutes de nous faire visiter le coin) nous emmène visiter le village ethnique où l'on rencontrera un guitare-héro local et des tisseuses de sarongs (c’est la jupe en soie tissée que porte toutes les laotiennes).




Après cette courte pause anthropologique, médusés ,on se voit refuser le pourboire que nous voulions offrir à notre guide en échange du temps qu'il nous a consacré: hallucinant!! (c'est bien la premiere fois qu'on nous refuse un pourboire...).
Après cette première halte, nous reprenons la route pour nous arrêter quelques kilomètres plus loin nous attabler dans une petite gargote au bord de la route pour dejeuner. Très vite, nous nous rendons compte de la bêtise que nous avons fait quand nous assistons à la préparation du bol de nouilles aux légumes que nous avons commandé. C'est certain, nos intestins frêles ne vont pas supporter. Malgré tout, nous nous forcons à manger un peu pour ne pas vexer notre hote, mais repartons la “faim au ventre”. Vers 14h, nous rejoignons Tad Lo qui sera notre étape du jour. On choisi cette fois un hotel “de charme” au milieu des chutes d'eau. On profite du temps qu'il nous reste de lumière du jour pour aller à moto à la 3eme cascade de Tad Lo qui se revèle très impressionante car nous pouvons acceder en haut de la chute. Petit bémol de la journée: les enfants se convertissent en guides pour touristes dès le plus jeune age et demande maintenant des dollars aux quelques touristes qui passent dans le coin.
 

 


Dimanche 09 novembre: Bolavens fin

La journée commence par un dejeuner au son dynamisant des chutes d'eau. Les deux éléphants domestiques appartenant au proprietaire de l'hotel prennent tranquilement leur bain dans la rivière avant d'emmener en balade les quelques touristes de passage.De notre coté, nous décidons d'enfourcher tout de suite la moto et notre balade à nous commence par 20km sur une piste traversant plusieurs villages ethniques très ruraux. Les différentes ethnies peuplant ces villages sont pour la plupart de religion animiste* et d'après ce que l'on a entendu dire, ils ont pour coutume de fabriquer leur propres cercueil de leur vivant. Nous avons bien essayé de nous arrêter dans quelques un de ces villages pour verifier l'exactitude de ces informations mais nous ne savions pas trop comment nous y prendre avec les villageois qui nous regardaient un peu comme des martiens ayant débarqué sur leurs terres. Il faut dire qu'avec nos T-Shirts Quechua aux couleurs bien flashy, nous avions l'air de deux "Smarthy's".
La barrière de la langue était également un obstacle important, les villageois ne parlant que le lao. Bref, nous n'aurons donc pas eu l’occasion de percer le mystère des animistes du Plateau des Bolavens.




Nous passons donc notre chemin pour arriver à la chute de Tad Ngyang qui s'avère être l'une des plus belles du parcours.  Les alentours sont d'ailleurs très bien amenagés avec des passerelles en bois et des petites terrasses ombragées. Un escalier permet de descendre jusqu'à la base de la chute.Nous filons ensuite direction Tad Fan, les 2 plus hautes chutes de la region, mais donc l'accès direct est plus difficile. Nous nous contenterons de les observer de loin avant de rejoindre Pakse.

 


Nous profitons encore de la moto pour nous rendre à la clinique Keo, un peu eloignée du centre ville. Il s’agit d’un centre de bien-être où, d'après le "Lonely Planet", on peut "relacher un peu de fatigue" grace a un massage d'une heure pour la modique somme de 2.50 dollars.Notre experience du massage au Cambodge nous avait un peu refroidi mais on se dit qu'au Laos, comme tout est différent, les massages aussi seront différents.Erreur: de nouveau tous nos membres se retrouvent malmenés sous les doigts des masseuses qui semblent ne pas connaitre le mot  "douceur". Cindy se retrouve même avec une masseuse debout les pieds sur son dos lui tirant les 2 bras vers l'arrière dans la position du dragon (posture de yoga pour ceux qui connaissent). Sam de son cote, est pris d'un fou -rire, partagé entre la douleur et les chatouillements.Bref, encore un moment inoubliable. 

 


*animisme: au Laos, bouddhisme et animisme cohabitent. Tous les laotiens croient aux Phis (on prononce Pi). Esprits, ames ou fantomes, les Phis sont partout: génies bienfaisants, malfaisants ou facétieux, ils peuvent être présents dans un arbre, un animal, une maison ou même dans une personne. Pour s’en protéger, les laotiens disposent devant chez eux un petit temple ou autel, sorte de maison pour Phis, suivant un cérémonial bien précis, dans le jardin et de manière à ce qu’il soit toujours protégé du soleil. On y dispose des offrandes de nourriture et d’encens pour que les Phis se tiennent tranquilles... Vous avez dit bizarre?? 


Lundi 10 novembre: 4000 iles du Mekong

Nous décidons d'aller passer une nuit sur une des iles du delta interieur du Mekong à la frontière cambodgienne.Départ à 7h45 dans un minibus express pour 3 heures de routes entrecoupées de trous et nids de poules qui nous font continuellement bondir dans le bus: le petit dej est bien digéré même si on retrouve à un arrêt nos criquets grillés fièrement alignés sur des brochettes... les petites friandises laotiennes, ce sera pas encore pour cette fois.Arrivés sur les rives du Mékong, nous prenons une barque pour 15 minutes afin d’atteindre la petite ile de Don Det qui se revèle être magnifique, encore un petit coin de paradis sur terre!!





Après avoir choisi la petite cabane en bois dans laquelle nous dormirons ce soir, nous partons visiter l'ile à vélo cette fois. D'environ 4 km de diamètre, Don Det est reliée à sa voisine Don Khone par un pont construit au temps de la colonisation par les français qui y faisaient à l’époque passer le chemin de fer. Ces deux iles sont baignées dans les eaux limoneuses couleur "boue" du Mekong.

L'après midi, nous nous rendons aux chutes de "Li Phi" sur Don Khone, sorte de mini chutes du Niagara du Mekong, plutot impressionnantes. Un peu plus loin, on peut même tremper les pieds aux abords de la "beach" du coin.
On revient par le centre de l’ile vers le Nord en traversant de nombreuses rizières où les paysans s’activent à récolter le riz pendant que les buffles se reposent.Après avoir observé le coucher de soleil sur le Mékong en sirotant un milk-shake pour Cindy et une Beerlao pour Sam, nous retournons diner à l’hotel où nous faisons la connaissance d’un couple de routards français qui nous donnent quelques bons tuyaux mais aussi quelques appréhensions quant à la suite de notre voyage en Indonésie notamment… A voir… 

      
  
   

Mardi 11 Novembre: Paksé, c’est terminé!!

Après une nuit rythmée au son du karaoké thai de l’ile voisine (qui aura quand même duré jusqu’au petit jour…), on se lève tant bien que mal pour… faire un peu de farniente dans les hamacs face au Mékong (ah que c’est dur ces visites…).Aux alentours des 11h, nous reprenons la route, ou plutot le fleuve, pour repartir du coté de Paksé. On y retrouvera avec plaisir notre “Sabaidy 2 Guesthouse” et surtout la sympathique famille de M. Wong. L’après-midi est consacrée à la mise à jour dub log et à espèrer que les sping rolls (rouleaux de printemps) non frits de midi ne se transforment en tourista…Le soir, on embarque dans un “sleeping bus” pour 10 heures de route jusqu’à Ventiane et “oh surprise” les couchettes sont en fait de vrais lits dans lesquels on peut entièrement s’allonger: nous dormirons dans ce bus 10 heures sur les 10 heures de trajet et ce sera bien la première fois que l’on dormira aussi bien au Laos!! Trop fort les bus laotiens!!!
 


Mercredi 12 Novembre: Ventiane

Arrivés vers 7h00 du matin, frais et en pleine forme après nos 10 heures de sommeil dans le bus, nous prenons un tuk-tuk collectif pour rejoindre le centre ville. Ventiane, la capitale, est une ville très étendue et plutot “horizontale”. Ici, peu de grands batiments, même si comme partout, quelques grands hotels luxueux et betonnés commencent à faire leur apparition. Nous notons une présence française encore assez marquée avec pas mal de boulangeries et de restos aux noms très “frenchy”.

Nous arrivons juste au moment d’un grand festival laotien, largement célébré à Ventiane, le festival de That Luang, où les moines se rassemblent autour du temple du même nom pour y recevoir l’aumone des fidèles venus de tout le pays. Nous louons des vélos près de l’hotel pour visiter plus facilement la ville et nous rendre rapidement sur le lieu des festivités, le fameux temple Wat That Luang.
Avec un jour de décalage, nous retrouvons un peu l’ambiance de la foire du 11 novembre de Bonneville, le stand Gantin en moins et les bonzes en plus. Véritable foire où l’on trouve de tout, ici les stands de crêpes au Nutela sont remplacés par des stands de “sticky rice” (riz gluant) aromatisés à la noix de coco ou aux haricots rouges et présentés dans des tubes de canne à sucre. Quant aux diots, ils font eux place à des brochettes de poulets ou de poissons entiers grillés.



 


On peut aussi y trouver la petite curiosité culinaire du coin dont les laotiens raffolent tant: des oeufs de poules suffisamment couvés pour qu’un foetus de poussin s’y forme. A gober tout cru bien sur… Bon appétit!!
Après la visite du Wat ou temple, nous faisons un petit tour au marché couvert à deux pas de là. Ce qui aura pour résultat de nous economiser un repas en nous coupant l’appétit (faut dire on était déja un peu écoeurés…).

Effectivement, là encore, on trouve de tout:
- un rayon “charcuterie” avec lamelles de peau de buffle séchée (avec les poils mais sans l’étiquette), bref l’équivalent local de notre “Justin Bridou”
-  un rayon boucherie avec de bons gros quartiers de viande, des tripes marinant dans un liquide noiratre, des têtes de poulet (le meilleur il parait, hum!!)
-  un rayon poissonnerie d’une fraicheur incomparable, les poissons gigotant encore (tant bien que mal quand même) dans de grandes bassines remplies d’eau

 

Après cette page “marché”, nous décidons de suivre les bons conseils du routard en allant visiter un Wat un peu excentré qui s’avèrera assez décevant (une fois encore merci le guide du routard!!). Sur le chemin du retour, nous partageons un moment sympa avec de jeunes monks qui tentent de nous expliquer les us et coutumes du bouddhisme ainsi que quelques mots de Lao.Le soir, diner dans un des nombreux restos à tendance française du coin et bonne nuit de sommeil! 



Jeudi 13 Novembre: Ventiane – Vieng Vang

Le matin, avant de partir vers Vang Vieng (4 heures de bus), nous optons pour la visite du Bouddha Park. Il s’agit d’un parc construit dans les années 50 par un farfelu qui voulait y concilier bouddhisme et hindouisme… on y trouve donc beaucoup de statues de bouddha et nombres de divinités hindoues. Le plus grande statue représente un bouddha couché d’environ 20 mètres de long. On profitera de cette balade pour se perdre entre le paradis et l’enfer représentés par un batiment d’un style un peu “dahlien” en forme de boule (cf video).
On en profitera aussi (surtout Sam) pour perdre on ne sait pas trop comment nos tickets de bus pour Vang Vieng et u peu d’argent (bien joué!!).  


 
 

Un fois passée notre colère et après que notre hotel ait bien voulu nous remettre de nouveaux tickets, nous embarquons pour Vang Vieng. Nous parcourons 180 km en …4 heures et on comprend vite pourquoi nous met tons si longtemps: l’état de la route et les petites montées ne permet pas au bus de dépasser les 50 km/heure.
En fait, on avait pas vraiment prévu de s’arrêter dans cette ville, reputée pour être la destination de « débauche » des jeunes australiens, un peu notre Ibiza du coin quoi (tout ce qu’on adore …).Mais au fil de notre voyage au Laos, les nombreuses rencontres que nous avons faites nous on convaincu d’y faire une halte, ne serait-ce que pour la beauté des paysages. Nous voilà donc partis à l’assaut de cette ville étrange voire étonnante…
Arrivée vers 18h, il fait déjà nuit mais la lumière dans la ville ne manque pas avec les incontournables bars et restos proposant des “happy hours” à gogo tout en diffusant des épisodes de la série “Friends” (à longueur de journée) devant lesquels on peut engloutir des « baked potatoes » ou des « fish and chips » complètements affalés sur des banquettes- canapés.Nous nous contenterons d’un plat de spaghetti et d’un royal cheese dans un bar resto un peu plus tranquille.
 


Vendredi 14 Novembre : A la découverte du Vang Vieng profond


Nous décidons d’organiser notre propre excursion en louant  des VTT pour aller explorer les environs de Vang Vieng. Cette petite ville s’est construite au bord d’un affluent du Mékong, la Nam Song et est entourée de pains de sucre (sorte de petites montagnes, de formations calcaires style Baie d’Along).
Au départ de ce circuit d’une vingtaine de kilomètres, nous rencontrons Ale, un milanais qui voyage un mois en Asie et avec qui nous ferons route toute la journée. Les paysages sont magnifiques et les villageois que nous rencontrons toujours aussi authentiques. Après quelques km nous faisons halte à la grotte de Pou Kham (le coin est réputé pour ses multiples grottes). Après une petite montée assez raide dans des rochers escarpés,  nous arrivons à l’entrée de la grotte qui nous surprend par sa taille, nous ne nous attendions pas à une si gigantesque cavité.
Au milieu de la première « salle », bercé dans la lumière du jour se trouve un Bouddha couché ce qui ne manque pas d’ajouter une touche mystique à l’endroit (d’ailleurs les laotiens pensent que les grottes  sont habitées par des esprits et ne s’aventureront donc pas à aller vous chercher si vous vous perdez dans une d’entre elles, sympa).



Sam fait une petite trempette dans les eaux bleues- vertes du petit lagon en bas de la grotte, après quoi nous poursuivons le VTT à travers les rizières (c’est le moment de la récolte et on voit les petits chapeaux chinois s’affairer dans les champs) et des villages bien reculés.
Après la visite d’une deuxième grotte, moins impressionnante mais plus difficile d’accès, nous terminons la journée par une halte bien méritée autour d’une « Beerlao »qui nous permet de faire la connaissance de deux bretons (dont un qui doit être le jumeau de Romain Duris).
Nous passons la soirée avec Ale dans un petit resto laotien dans lequel on rattrapera bien le jeûne du midi…  




  

 

Samedi 15 décembre : Tubing sur la Nam Song

Aujourd’hui nous décidons qu’on ne peut pas partir de Vang Vieng sans avoir descendu le lit de la Nam Song (même si c’est le lieu même de la dite « débauche ») en kayak ou en « tubing » (descente de la rivière sur de grosses chambres à air de camions).

Mais ne voulant pas prendre une excursion « bateau » que l’on vend à tour de bras aux touristes dans toutes les agences du centre ville, nous nous rendons à pied au point de départ de la descente (4 km en plein cagn) certains qu’on y trouvera un petit boui-boui pour nous louer des kayaks ou des tubes.C’était sans avoir lu correctement nos guides car au lieu de cela, arrivés sur place, nous nous voyons obligés de retourner au centre ville en tuk-tuk pour revenir 1 heure plus tard avec une quinzaine d’autres jeunes touristes. Bref, difficile de sortir des sentiers battus pour ce genre d’excursion : toutes les agences se sont regroupées en cartel et l’organisation est réglée comme du papier à musique.

  

De retour donc sur le lieu de l’action, mais cette fois ci munis de nos énormes bouées, nous commençons à descendre le lit de la rivière et sommes rapidement plongés dans l’ambiance : des deux cotés de la rivière, de petits bars paillottes diffusant de la musique pop à fond appâtent le client en lançant une corde que l’on choisit d’attraper ou non selon ses envies.Pour les amateurs de sensations fortes, des plongeoirs, des lianes de tarzans voire même des toboggans sont aménagés autour des paillotes les plus fréquentées.
Pour mieux s’imprégner de l’ambiance et après avoir observé dans un premier temps le fonctionnement de cette « activité » (non non on vous jure on n’y prend pas gout !!), nous chopons la corde du premier bar au hasard et le spectacle que nous découvrons est pour le moins « décalé » (loin du Laos que nous connaissons) mais plutôt folklo : des bandes de jeunes touristes (australiens pour la plupart) déjà bien éméchés jouent au beach volley dans une espèce de marre de boue sur fond de musique techno ou reggae tout en sirotant des beerlaos ou des lao-lao (cocktail laotien à base de whisky, de miel et de citron) à gogo.

Coté rivière, la tyrolienne qui permet de s’élancer dans l’eau depuis les arbres connaît un franc succès et ce n’est pas pour nous déplaire : vu de notre paillasse, le spectacle est hilarant !!!Nous reprenons ensuite nos bouées pour environ 50 minutes de plus de cette balade plutôt hors du commun.

 

Conclusion : On est venu, on a vu, on l’a vécu : finalement on y aura survécu !!!  


Dimanche 16 Novembre: Vang Vieng - Luang Prabang

9h: nous prenons un minibus direction Luang Prabang pour 180 km de trajet en 6 heures de bus: chercher l'erreur.
Le Lonely Planet nous avait bien prévenu mais nous ne nous attendions quand même pas à cela: on se croirait dans de véritables montagnes russes qui, par contre, dureraient 6 heure de temps. A chaque nouveau virage que notre chauffeur-fou prend bientot sur deux roues, nous luttons pour ne pas rendre notre petit dèj...D'ailleurs nous ne sommes pas les seuls à lutter: un couple de jeunes québécois demande à ce que le chauffeur s'arrête pour qu'ils puissent monter devant, le gars ne se sentant pas bien du tout. Et nous à l'arrière, on ne peut s'empêcher de piquer un fou-rire étouffé tant bien que mal car on a vraiment l'impression de vivre en direct live une scène des "Têtes à claques". Imaginez le dialogue suivant avec un accent québécois à couper au couteau:
Elle: "Vous pourriez dire au chauffeur qu'y s'arrête 5 minutes là parce que mon copain y s'sent pas bien du tout, y va pas tarder à vomir là"
Lui: "Ouais j'me sens pas très bien, j'ai souvent le mal des transports mais là je gère, j'sens qu'c'est pas encore sur le point de sortir mais ça peut pas durer encore trop comme ça".
Un peu plus tard, une pause déjeuner nous permet de recolmater un peu nos estomacs avant les deux dernières heures de bus. Finalement, nous arrivons tous entiers et nos estomacs pleins à Luang Prabang et partons à la recherche d'une guesthouse en compagnie de nos deux nouveaux amis les quebecois.
Nous trouvons une jolie petite chambre avec douche en commun dans une agréable guesthouse du centre historique, à deux pas du Mékong.
La fin de la journée est consacrée à la recherche des billets d'avion les moins chers pour Hanoi et à la découverte du marché de nuit qui s'avère impressionnant. Chaque soir, ce sont des centaines de petits stands qui envahissent les pavés de la rue principale. On y trouve tous les objets de l'artisanat local fabriqués par les ethnies dans les villages environnants: sacs, broderies, tissues, etoles de soie, lanternes en papier maché... Dans une rue sous-jacente, on peut se restaurer pour quelques centimes d'euros dans les nombreuses gargottes autour de grandes tables à nappes cirées. Pour nous, ce sera poisson frais dans un resto un peu plus conventionnel.

Lundi 17 Novembre: Luang Prabang

Levés de bonne heure et de bonne humeur, nous décidons de monter au Mont Phousi pour avoir un point de vue sur la ville qui se présente comme une langue de terre coincée entre le Mékong et la Nam Khan. Le reste de la matinée est consacré à la préparation de la suite de notre voyage: retirer de l'argent (qui n'est pas chose facile dans cette ville), acheter les billets d'avion, réserver une excursion de deux jours dans les environs.
Après un déjeuner au bord du Mékong, nous passons le reste de la journée à visiter en vélo les nombreux temples de la ville, qui sont beaucoup plus richement décorés que ceux du Sud du Laos. Cette balade à vélo nous permettra aussi de découvrir une petite spécialité du coin: des espèces de fines crêpes de pomme de terre avec du cumin qui cuisent à la chaleur du soleil sur de larges panneaux en bambou : économique et écologique (malin le laotien!!).

 


Lors de la visite du dernier temple (notons au passage que l'accès à la plupart des temples est payant), Sam se fait gentiment offrir un pins par un des monks, qui lui demandera une fois le pins accroché de payer: bravo les monks, quelle belle mentalité!! Mais assez joués les pigeons, cette fois ci on ne tombera pas dans la combine!
Plus tard, Cindy manque de tomber de son vélo quand, on ne sait pas trop comment (ça c'est surement le bon Bouddha qui nous a punit de ne pas avoir acheté le pins), une énorme araignée typée népalaise lui coure le long du bras.
Finalement plus de peur que de mal, sauf pour le Guide du Routard que Cindy tenait à la main au moment des faits: il s'en tire avec une page arrachée!!

Mardi 18 Novembre: Luang Prabang

Après la mise à jour du blog, nous partons encore à bicyclette déjeuner dans une petite gargotte au bord de la Nam Khan avant de partir à la découverte d'un petit village d'artisans encore peu touristique d'après le Lonely Planet. On quitte assez rapidement Luang Prabang pour nous retrouver dans le "country-side": piste et maisons en bambou ont pris la place des hotels et restos de Luang Prabang. On ne croise pratiquement pas de touristes excepté... au petit village censé être peu fréquenté des touristes (minibus et tuk-tuks remplis de touristes venus voir la fabrication du papier maché et de la soie). Un peu déçus, on fait tout de même le tour du village où on en apprendra un peu plus sur les vers à soie, on peut d'ailleurs les voir dans les différentes étapes de leur vie: oeufs, petite larve de 1 cm, grosse larve de 4-5 cm, cocons puis papillons (3 à 4 jours). Après la visite d'un dernier magasin d'artisanat (où encore une fois on ne sera pas de bons clients, les prix pratiqués étant bientot plus élevés qu'en France), nous repartons par la piste et nous arretons déguster un "shake" dans une guesthouse flambante neuve (on est les 3 eme et 4 eme clients) tenue par une canadienne au bord du Mékong et au milieu d'une forêt de bambou.
Et voila pour cette journée!!

  

Mercredi 19 Novembre: Pakhou Cave

On se lève aux aurores, 5h30, pour aller observer la cérémonie de l'aumone des moines, qui a lieu tous les jours dans la rue principale de Luang Prabang. Les moines de chaque monastère sillonnent la ville avec leur bol d'aumone pour y recueillir du riz, des bananes et autres offrandes (de quoi tenir la journée) offert par les fidèles à genoux sur les trottoirs qui trouvent en ce geste un moyen d'accumuler les mérites (et donc d'accèder plus facilement au paradis).
Les files de moines vêtus de leurs toges marrons ou safran crée un véritable festival de couleurs dans la brume matinale: de toute beauté!! Malheureusement, cette tradition se transforme peu à peu en une véritable attraction touristique: des petites vendeuses ambulantes harcèlent les touristes (parfois venus en car pour assister à cette cérémonie) pour qu'ils achètent de la nourriture à distribuer aux monks (un peu comme au zoo on achèterait des bananes pour donner aux singes...). Nous sommes aussi choqués par l'attitude de certains touristes, acharnés de la photo, qui n'hésitent pas à s'approcher tout près des monks quittent à leur barrer le passage ou à les mettre mal à l'aise. "Mal à l'aise" ou "malaise", c'est finalement un peu le sentiment que nous retiendrons de cette cérémonie.




Après un rapide petit dej, nous prenons un bateau à l'embarcadère en direction de la grotte de Pakhou et des villages environnants. Cette balade, qui durera en tout environ 4 heures, se révèlera être un vrai piège à touristes. Au bout d'1h30 de barque à moteur sans grand intérêt, nous arrivons à la grotte en contrebas d'une falaise bordant le Mékong, où, comme nous, deux cents autres touristes se voient obligés de payer le droit d'entrée (ah la bonne surprise). La grotte est remplie de bouddhas de toutes tailles mais dépourvue d'intérêt. On trouve plus haut une autre grotte un peu plus grande celle ci mais guerre plus intéressante. Finalement le plus surprenant dans cette visite, ce sera les "achats" que l'on peut faire sur le chemin reliant les deux grottes: pour 1 $, on peut en effet libérer un sachet entier de crickets vivants (ici quand on ne les mange pas en brochettes, on capture ces petites bêtes pour faire payer leur libération aux touristes), une taupe attachée par une pate ou un pauvre petit oiseau pris en otage dans une minuscule petite cage. Mais que fait Brigitte Bardot: tout simplement révoltant!! (vous vous en doutez, cette fois encore, nous ne serons pas des bons clients!!)
Nous filons ensuite direction un village d'artisans où nous gouterons au lao-lao, whisky local à base de riz: rien d'exceptionnel (pour ne pas dire imbuvable).
De retour sur les rives du Mékong à Luang Prabang, Cindy tombe de nouveau nez à nez avec un serpent tout vert cette fois ci (décidément ces bêtes).
Après le dejeuner, petite sieste puis dernier tour de vélo pour aller voir le coucher de soleil sur le Mékong avant de tester les gargottes du marché de nuit où, contre toute attente, nous mangeons mieux que dans la plupart des restos de la ville déja testés: nems, poulet laqué, riz, nouilles et légumes, un excellent repas pour la modique somme de 2 euros par personne!

Jeudi 20 Novembre: Elephant's Camp

8h: devant l'agence d'excursion où nous avons RDV pour notre "Mahout's Experience" de deux jours, nous faisons la connaissance de notre futur compagnon de voyage, un allemand répondant au doux nom de Thorsten (ou Tom pour les laotiens, plus facile) et de notre petit guide laotien chapeauté, Hai.
Après une heure de jeep et une traversée de rivière en barque, nous arrivons au camp des éléphants (au nombre de 7 au total) pour attaquer notre expérience de mahout ou "cornac" en français, par une heure de balade à dos de ces adorables pachydermes. Au cours de la balade, le guide nous invite même à prendre sa place sur la tête de l'éléphant pour nous familiariser un peu avec l'animal. Quelle étrange sensation que de sentir les oreilles d'un éléphant envelopper ses mollets!!

 

Rigolo mais quand même sur le coup on ne fait pas les malins. Après cette première rencontre, nous retournons de l'autre coté du fleuve pour déjeuner dans la lodge du camp. Puis retour au camp des éléphants pour une autre balade d'une heure, pendant laquelle nous sommes cette fois d'emblée à la tête de l'éléphant et le guide derrière nous. Nous laissons les éléphants en pleine nature pour brouter et passer la nuit, puis nous partons sur une barque à moteur direction les chutes d'eau de Tat Sae qui se révèlent être les plu belles et les plus impressionnantes de tout notre voyage.
Cet ensemble de petites cascades forment en effet sur plusieurs niveaux des petits lagons aux eaux bleues turquoises qui invitent fortement à la baignade.

   


En fin d'après midi, nous déposons Thorsten dans sa luxueuse lodge avant de prendre quant à nous la direction du petit village voisin pour passer la nuit chez une famille laotienne. Nous voulions de l'authentique, nous voilà servis. Notre guide nous présente la maitresse de maison, une sympathique laotienne d’une quarantaine d’années qui ne parle pas un mot d’anglais. Puis nous découvrons la maison traditionnelle à deux étages avec au rez de chaussée (en dur), la pièce à vivre, une grande salle pour le moins épurée qui sert à la fois de garage pour le vélo et la moto, d’entrepot pour les sacs de céréales, de salle à manger et de salon de télévision. Au fond, une autre pièce, en terre battue, qui sert de cuisine où tout est cuit au feu de bois.
A l’étage (construit cette fois à base de fines lattes de bambou), on découvre notre chambre, pour le moins épurée elle aussi: un matelas par terre, une moustiquaire, et le tour est joué.
Dehors, autour des latrines situées au fond du jardin, on retrouve un peu tous les animaux de la ferme: canards, poules, une truie et son petit, une chienne et ses deux petits chiots qu’on aimerait bien emmener dans notre sac à dos.
Le soir, nous dinons dans avec toute la famille dans la salle principale à la locale: tout le monde assis par terre pioche à la main dans les différents plats disposés au centre sur des minuscules tables basses (pourquoi s’embêter avec des chaises, des couverts et des assiettes…?).
Tout autour sont disposés d’énormes paniers de « sticky rice » avec lequel on forme des boulettes avec ses doigts pour saucer dans les différents plats. Même les chats sont de la partie et n’hésitent pas à mettre les pattes sur la table.
Sam fait rire aux éclats le petit dernier de la famille en lui mettant sa lampe frontale autour du coup (qu’il n’arrivera d’ailleurs plus à récuperer...).


Vendredi 21 Novembre : Treck

Levés de bonne heure par les chants des quelques 200 coqs du village, nous attaquons la journée par une petite marche jusqu’à la lodge pour rejoindre Thorsten sur le coup des 7 heures, avant de récupérer les éléphants dans le champ où on les avait laissés la veille.
Puis nous retournons chacun avec notre éléphant attitré jusqu’à la rivière où nous aurons pour mission de le laver avec une brosse : pas évident !!
Puis nous repartons jusqu’au camp (cette fois ci tout seul sur le dos de notre éléphant), où les mahouts prépareront les éléphants pour la balade suivante. De notre coté, nous retournons au village prendre notre petit déjeuner typiquement laotien (on ne pouvait pas être plus gatés...) : sardines à la tomate, petits poissons grillés que notre guide a fièrement acheté à un gamin qui passait par là, omelette, paté de poissons, des haricots crus et l’inévitable « sticky rice ».
Après ce copieux breakfast, nous attaquons notre treck de 4 à 5 heures sur les chemins des environs. Après 1 heure de marche dans la forêt, nous arrivons au premier village, d’ethnie Khamu, situé sur un plateau entouré de montagnes en pains de sucre. Nous aurons l’occasion de lèguer une bonne partie de notre cargaison de stylos à l’école du village. Tout comme les autres touristes , les enfants nous accueillent par un « Sabaidee » général. Visiblement, nous ne sommes pas les premiers à déposer des stylos : accueillir les touristes de passage semble d’ailleurs faire partie des « matières » principales étudiées ici.
Une heure de marche plus tard, on s’arrête déjeuner dans une petite hute en bois avant de découvrir le deuxième village, peuplé par des Hmongs cette fois ci, qui est vraiment pittoresque avec ses petites maisons en bambou à coté desquelles on trouve toujours en petit poulailler et un garde manger sur pilotis.
Encore deux heures de marche plus tard et nous voilà arrivés au troisième et dernier village au bord de la rivière, où des villageois se lavent ou font leur lessive. Nous prenons une barque, puis un 4X4, pour rejoindre la ville où nous arrivons nous aussi lessivés !!

Dernier soir et derniers marchandages au marché de nuit très reposant de Luang Prabang !!





Commentaires sur cet article
lisa et chantal et charly
coucou tou le monde sa va nous super super le blog nous somme chez silvia . bisous lisa
 
Nicole et Bernard
Passionnant et enivrant ce Laos! C'est un reel plaisir de lire vos commentaires nous faisant decouvrir la vie de ce pays avec les photos à l'appui.
Gros bisous
 
Valérie
Alors, vous avez gouté au joie du Laos : Hammak, Tubbing, LaoLao... Wouhou... Petit veinard... Profitez en bien avant l'euphorie du Vietnam...
Big bisous
 
sylvia
ouah, de mieux en mieux. C'est sympa avec toutes ces vidéos!
 
Nat
Hello
Super sympa ce nouveau chapitre!!!
Profitez en bien la bas car pendant que vous faites les guignols avec des pneus dans l'eau nous on commencent a etudier les devis de "pneus neige"
pleins de gros bisous
 
Annie et JC
Salut les jeun's! Quel plaisir de nous faire vivre votre périple presqu'en live avec ces belles photos et vos commentaires. Sommes pressés maitenant de connaitre le prochain épisode. Pas de tourista! tant mieux! est-ce gràce ä l'éfficacité du riz.... Pensez à nous ramener les recettes typiques du riz cuisiné à la Laossienne ou Viet? Gros bisous
 
marie
coucou !! ah ben , meme dans la jungle vous arrivez à trouver une guinguette !!! on vous reconnais bien là!!
vous avez l'air de vous eclater, mais vous nous manquez quand meme un peu.... plein de bisous à tous les deux
 
marie
ps ; j'ai vraiment cru que flo etait partit avec vous.... la ressemblance est frappante...
 

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