
30 octobre: Depart de Kathmandu pour Bangkok De nouveau, le chauffeur soit disant prévu par notre agence de treck pour nous emmener à l'aéroport nous pose un lapin. C'est d'autant plus problématique que ce jour là est un jour de festival très important au Népal et qu'il est donc difficile de trouver un taxi disponible. Heureusement, grace à la réceptionniste de l'hotel Shechen qui se plie en 4 pour nous en dégoter un, nous arrivons suffisamment à l'heure à l'aéroport pour prendre notre avion pour Bangkok où nous passons la nuit dans un hotel près de l'aéroport.
31 octobre: Bangkok- Phnom Penh
Après une courte nuit, nous voila de retour dans l'immense et très chic aéroport de Bangkok pour une heure de vol direction Phnom Penh. Arrivés vers 10h00, nous sommes à nouveau vite plongés dans un autre monde, encore différent. De l'aéroport, un "tuk-tuk"(sorte de moto avec une carriole couverte confortable en guise de "remorque"), nous emmène vers le centre ville. La circulation est encore dingo, mais contrairement au Népal, ça roule "plus ou moins" à droite.
L'après-midi, nous nous baladons sur ce que le guide du routard a rebaptisé "La Croisette"de la capitale cambodgienne.On s'aperçoit vite que le pays a gardé des traces du passé colonial français: certaines rues portent des noms français, on retrouve des institutions comme "La Poste", des "gendarmeries"et bon nombre de gargottes et restos portent des noms comme "Au bon coin", "Comme à la maison"...
Malheureusement, le pays a gardé également des traces irrémédiables de son passé historique douloureux: les nombreux mutilés de guerre sont la preuve encore bien vivante que le pays a souffert de la période de guérilla Khmer Rouge, pendant laquelle le pays a été truffé de mines anti-personnelles. Un café diffuse tous les jours un film sur cette guérilla Khmer Rouge et sur les mines anti-personnelles. Nous décidons de les visionner pour mieux nous imprégner de l'histoire du pays et ainsi mieux comprendre la situation actuelle. Le soir, dégustation au bord de la croisette des spécialités locales: boeuf "Lok-Lak" pour Sam, "Amok"de poisson pour Cindy: un régal!! Je pense que la cuisine cambodgienne fera l'objet d'une page culinaire spéciale (voir très spéciale). 1er novembre: Phnom-Penh
Après avoir fait le tour des gargottes cuisinant à meme la rue des nouilles, du poulet grillé et autres plats bien consistants de bon matin, nous trouvons finalement un resto chinois en mesure de nous servir un petit dej un peu plus "continental" (des tartines toutes simples quoi). Nous louons ensuite les services d'un tuk-tuk à la journée pour visiter les principaux sites intéressants de la capitale. Cela commence par la visite du palais royal. Cindy, trop légèrement vetue aux yeux des caissières cambodgiennes, se fait refouler à l'entrée. Heureusement (pour ne pas dire "comme par hasard"), il nous est possible d'acheter un T-Shirt juste à coté de l'entrée pour présenter une tenue plus convenable...Le palais royal comporte plusieurs batiments à l'architecture intéressante:- la salle du trone, avec à l'entrée des "tambours grenouilles" pour faire tomber la pluie- la pagode d'argent, ainsi nommée en raison de son sol carrelé de plaques d'argent. Elle abrite également bon nombre de statues de Boudha, dont une en or et diamant de 90 KG, une autre en jade, ainsi que d'innombrables objets précieux, comme des boites à cigarrettes en or datant de la période coloniale...- le temple du pied de Boudha avec... une représentation de l'empreinte sainte du Boudha agrandie 10 000 fois.  
 Après tous ces temples, nous découvrons un endroit beaucoup moins réjouissant mais des plus intéressants pour comprendre la triste histoire du Cambodge: le camp S-21. Cette ancienne école, transformée par les Khmers Rouges en prison, lieu de torture et d'extermination dans les années 70, est aujourd'hui un mémorial aux victimes du génocide perpétré sous le régime de Pol Pot en 1975-77. Ce camp etait donc utilisé à cette époque pour torturer et tuer les "opposants" du régime. Quand on sait que le seul fait d'avoir des cheveux longs, de porter des lunettes ou de parler une langue étrangère était considéré comme suspect, on comprend mieux comment 15 000 personnes innocentes (hommes, femmes et enfants) ont pu ainsi périr dans ce camp, qui, d'après les photos et témoignages recueillis, nous a semblé bientot pire que les camps nazis (si on peut parler de meilleur ou de pire dans ce genre de sujet). Le plus terrible est de penser que ce génocide s'est déroulé il y a finalement très peu de temps, une trentaine d'années seulement. Encore une fois on a simplement eu la chance par rapport à d'autres d'etre nés "du bon coté". Nous sommes d'ailleurs étonnés par la gentillesse des cambodgiens qui, malgré cette histoire douloureuse, jalonnée de conflits et de dictatures, la pauvreté et tous les mutilés de guerre qui en sont la conséquence, sont toujours très souriants et toujours prets à bavarder avec nous ou nous aider (bref, on a un coup de coeur pour ce peuple!!). L'après midi, nous partons direction le marché russe; c'est un large marché couvert où l'on trouve à peu près tout: de la boite de vitesse de jeep, au sac à main en croco en passant par un petit poulet grillé...C'est par l'achat des billets de bus pour Siem Reap et un diner local au bord du fleuve que nous achevons cette journée. |